GAËLE – Pop/Chanson (Québec)

GAËLE :

Dualité assumée. Voilà qui décrit bien GAËLE, auteure-compositeure et interprète originaire des Alpes françaises et québécoise d’adoption. Son univers est un amalgame de deux cultures, mais aussi de musique et d’images, de textures organiques et électroniques, de fantaisie et de mélancolie, d’effervescence et de gravité. L’ensemble de ces alliages confère assurément équilibre et maturité aux réalisations de celle dont le nom s’écrit avec un seul » L ». Gaële est une artiste aux multiples médiums et aux dons diversifiés (elle touche également aux arts visuels, elle aime le jeu à la caméra, la danse, le théâtre et encore). Son talent d’interprète prend, quant à lui, sa pleine dimension sur la scène. Assise au piano ou l’accordéon en bandoulière, elle rend ses chansons avec une simplicité désarmante et un plaisir espiègle…

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BIOGRAPHIE :

Les murs briquetés sont tapissés de feuilles volantes couvertes de mots,de reproductions de toiles de grands maîtres et de photos en noir et blanc dont s’imprégner. Au milieu de ce kaléidoscope d’images et de rimes trônent un piano, un accordéon et d’autres instruments de musique. Bienvenue dans l’atelier de Gaële, lieu de toutes les permissions où l’auteure-compositrice se dépose et retrouve le chemin jusqu’à elle-même en bricolant des petits talismans à porter prêt du cœur. Appelons-les trivialement des chansons.
Fille des Alpes françaises, québécoise d’adoption, détentrice d’une licence en musique classique de Grenoble et d’un baccalauréat en chant jazz et populaire de l’UQAM, Gaële se signale d’abord en participant à différents concours (dont le Festival en chanson de Petite Vallée et le Festival international de la chanson de Granby) lui permettant de donner corps à sa propre voix chansonnière, mélange de théâtralité, d’intensité et de gentille malice. Femme du monde solitaire, volubile qui sous-pèse chacun de ses mots, rêveuse avouant chérir l’imperfection, contemplative hyperactive, l’artiste carbure aux paradoxes, trait de sa personnalité sur lequel est assise la force de ses chansons.
Son premier album, Cockpit (2007), rappelle à notre mémoire une importante vérité: et si gravité (Les croix blanches) et légèreté (Cockpit) n’étaient, en fait, que les deux faces d’une même médaille?
De nombreuses récompenses louent cette manière forte d’encapsuler en chanson la complexité de l’expérience humaine dont le Prix Guy Bel de l’auteure-compositeur féminin au Festival Pully-Lavaux à l’heure du Québec, le Prix Cirque du Soleil de la Bourse Rideau 2008 et le Prix André «Dédé» Fortin de la SPACQ (la chanteuse deviendra incidemment «Passeuses de puck» pour la Fondation Dédé Fortin, contribuant à la prévention du suicide).

Avec son deuxième disque, Diamant de papier(2010), Gaële revendique son appartenance au Québec (L’Accent d’icitte) tout en sondant ce que remue en elle le déracinement (Ville intérieure). Sa fragile interprétation de « La folie en quatre » (Daniel Bélanger) et son hymne à la beauté de toutes les femmes par-delà leurs petits défauts (Femme en ic) jalonne ce foisonnant album de gang où les mots claquent, où les mots bercent.
Parolière, compositrice et musicienne caméléon, Gaële est désignée indispensable collaboratrice par une foule d’éminentes figures de la chanson québécoise, celle vers qui l’on se tourne lorsque le besoin d’un texte, d’une musique ou d’un conseil avisé se fait sentir.
Elle signe et co-signe les textes des deux premiers albums de Marie-Pierre Arthur en plus de prêter sa plume à Monica Freire, JipéDalpé, Line Renaud, David Usher, Damien Robitaille, Cusson/Mervil/Montcalm et Alexandre Désilets. Ses chansons Sarah et Cockpit sont revampées en 2010 pour l’album « Toutes les filles », point culminant d’une tournée réunissant tout ce que la jeune chanson québécoise recèle de voix féminines singulières tandis que sa participation à deux titres de l’album « J’ai un bouton sur le bout de la langue » en hommage à La Bolduc cimente son lien d’appartenance à la culture québécoise.

La chanteuse émerge de ces expériences d’oubli de soi avec un désir renforcé d’aménager comme bon lui semble son atelier et ses chansons. Microscope, EP préludant à la parution d’un troisième album Télescope(2013), permet d’apprivoiser sur quatre titres la nouvelle économie de mots que l’auteure-compositrice chérit. Microscope: quatre chansons fortement ancrées dans le corps grâce aux arrangement viscéraux et percussifs édifiés en compagnie du coréalisateur Pierre Fortin (Mara Tremblay, Galaxie, Les DalesHawerchuk) ainsi qu’avec la collaboration de musiciens/invités d’exception tels Alex McMahon, Jean-François Lemieux, Olivier Langevin, Antoine Gratton, Yann Perreau, JipéDalpé et David Goudreault.
En se laissant submerger par le désir ou en embrassant à pleine bouche la vie, mue par un romantisme presque suranné, Gaële emprunte désormais le chemin le plus court entre le cœur et la chanson tout en tenant le pari de dire simplement «je t’aime» lorsque vient le temps de dire «je t’aime». Gaële se montre telle qu’en elle-même, plus que jamais entière.
Fin 2014, de retour de 2 mois de tournée en Europe, la femme caméléon ne cesse de créer. Elle écrit alors pour bon nombre d’artistes dont Marie-Pierre Arthur (Album Si l’aurore), Amylie et Valérie Lahaie, signe la mise en scène du spectacle « All ThingsPass » de Pascale Picard ainsi que la direction artistique de projets d’albums et de vidéoclips d’Antoine Gratton, David Goudreault et Dominique Bouffard.